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Les jeunes femmes ont-elles tourné le dos au féminisme?
Lu sur CSQ :"À une époque où les féministes militantes, comme le grand public, se demandent quelle est la place du féminisme aujourd'hui et quel sera son avenir, il est essentiel d'étudier l'influence que celui-ci exerce auprès des jeunes femmes. Et ce, encore plus à un moment où un grand nombre d'entre elles semblent s'en dissocier...Afin de dessiner un portrait adéquat du féminisme et de discerner l'orientation qu'il prend, il importe donc de s'arrêter aux opinions et aux perceptions qu'entretiennent des jeunes femmes à son égard, d'où le motif de cette recherche. *

Le rapport au féminisme n'est pas le même selon les générations. Celui-ci est perçu et compris différemment selon l'âge et les expériences de vie des individus. Comme le souligne la journaliste américaine Paula Kamen, les jeunes ont leur propre vision du féminisme (1), en raison du contexte social, économique et politique dans lequel elles ont grandi et de celui dans lequel elles vivent présentement.

Afin d'amasser l'information nécessaire pour traiter du sujet, j'ai utilisé deux méthodes différentes et complémentaires. D'abord, j'ai fait une recension des écrits québécois, canadiens et américains publiés de 1985 à 1995. En deuxième lieu, dans le but de recueillir un matériau d'analyse plus riche, j'ai choisi de faire des entrevues auprès de petits groupes composés de deux ou trois participantes. Pour les fins de cette recherche, j'ai défini le groupe cible comme étant celui des étudiantes universitaires âgées entre 20 à 25 ans. Les entrevues ont été réalisées au printemps 1994 auprès de 14 étudiantes francophones provenant de domaines d'études variés et fréquentant l'Université de Montréal, l'Université Concordia et l'Université d'Ottawa. Je tiens à préciser que mon mémoire ne constitue pas un sondage. Il ne prétend pas établir les opinions et les perceptions que l'ensemble des femmes de moins de trente ans ont à l'égard du féminisme. La recherche que j'ai effectuée vise plutôt à explorer et à découvrir différentes dimensions de la question, à partir d'un petit groupe parmi elles.


L'opposition au féminisme

L'opposition au féminisme est un thème important du discours des jeunes femmes que j'ai interrogées. J'observe cinq raisons pour lesquelles elles manifestent leur désaccord:

- la méconnaissance du féminisme;

- pour être féministe, on doit se sentir lésée;

- le féminisme, c'est pour une autre génération;

- le féminisme égal radicalisme et revendications;

- le féminisme est exclusif aux femmes.

Voyons maintenant en quoi consistent leurs arguments.

La méconnaissance du féminisme

Les jeunes femmes des années 1990 connaissent très peu l'histoire du féminisme. Près de la moitié des étudiantes qui se sont prêtées aux entrevues en ont pris connaissance au sein de leur milieu familial. Certaines disent alors ne pas vouloir se battre pour la reconnaissance de leurs droits, comme elles ont vu leur mère le faire, et refusent d'être des superfemmes comme ces dernières.

L'autre moitié des jeunes avouent avoir eu peu de contacts avec le féminisme. L'information qu'elles détiennent provient principalement des médias et, d'après leurs dires, c'est une image extrémiste et déformée qui est projetée.

Pour être féministe, on doit se sentir lésée

Les étudiantes croient que, pour se dire féministe ou pour souscrire au mouvement des femmes, on doit avoir vécu une expérience personnelle de sexisme. Or, leur première réaction, lorsqu'on les interroge sur ce sujet, est de dire qu'elles n'ont pas subi de contraintes du fait qu'elles sont de sexe féminin. La pensée féministe dénonce l'oppression individuelle et collective des femmes. À l'ère de l'individualisme, les jeunes femmes n'adhèrent pas à cette idée d'expérience commune.

Il est vrai que trente ans de revendications féministes ont transformé les conditions de vie des Québécoises et des Canadiennes. Certaines formes de discrimination ont néanmoins subsisté malgré les changements. La différence avec le sexisme des années 1960, ou de celui qui se manifeste dans d'autres pays et cultures, est qu'il est plus subtil, plus difficile à percevoir.

Le féminisme, c'est pour une autre génération

Les étudiantes affirment que le féminisme ne reflète pas la réalité des jeunes femmes des années 90 et que le mouvement ne répond pas à leurs besoins. Celui-ci est d'ailleurs associé aux femmes de la génération de leur mère. Les jeunes femmes prétendent qu'elles ont d'autres façons d'interpréter le monde, selon leurs propres expériences.

Comme l'expriment Tonia, 24 ans:

Je trouve regrettable que les femmes qui ont milité pour la cause féminine pendant des années nous imposent leur façon de voir le féminisme. Pour nous autres, il y a des choses qui sont acquises. Oui, il y a encore du travail à faire... mais ne nous demandez pas d'être comme vous! De revendiquer comme vous avez revendiqué! On est de différentes générations, avec différentes mentalités.

et Brigitte, 21 ans:

[...] les personnes qui militent maintenant pour le féminisme sont celles qui militaient dans les années 1970. Elles peuvent bien dire comment elles étaient traitées dans les années 1970, mais moi j'étais même pas née!

Féminisme égale radicalisme et revendications

Suite à des entrevues réalisées auprès de jeunes Franco-ontariennes, Colette Godin conclut: «Toutes s'accordent pour dire que le mot "féministe" fait peur. Il charrie une image de radicalisme qui fait reculer de nombreuses jeunes femmes ou qui, du moins, les empêche d'affirmer leurs convictions par rapport au mouvement des femmes.» (2)

En effet, selon mes propres observations, l'une des raisons principales pour laquelle les jeunes femmes se dissocient du féminisme s'explique par le fait que le mouvement est relié au radicalisme. Mais le terme «radical» semble avoir perdu sa signification originale et théorique. De la transformation du système à partir de sa base (ou de ses racines), il réfère maintenant à des caractéristiques péjoratives: exagération et agressivité.

Les étudiantes avancent également que le féminisme entraîne des revendications. Là-dessus, elles n'ont pas tort: pendant toute son histoire, le mouvement féministe a exigé de meilleures conditions de vie pour les femmes. Pour mieux les comprendre, il importe de situer ces revendications dans le contexte sociohistorique où elles ont été réclamées. À la fin des années 1960 et durant les années 1970, la conjoncture était favorable à l'action politique et contestataire. Mais, pendant les années 1990, on retrouve peu de mouvements de mobilisation sociale et politique. Malgré quelques rares activités mobilisatrices, il n'est pas vraiment de mise au Québec (ou en Ontario) de poser des actions radicales, de gauche ou progressistes. Le néolibéralisme et la recrudescence de l'individualisme des années 1980 ont plus ou moins encouragé la perte de crédibilité des actions collectives.


Toutes s'accordent pour dire que le mot «féministe» fait peur

Le féminisme présuppose donc une action militante. Or, une grande majorité de femmes dans la vingtaine ne sont pas prêtes à investir leurs énergies dans une action collective et politique. D'autant plus qu'elles ne veulent pas remettre en question le système dans lequel elles fonctionnent et qu'elles considèrent leur convenir assez bien. Elles préfèrent travailler à partir du système social déjà existant.

Si quelques étudiantes ont souligné le bien-fondé des activités radicales passées, la plupart d'entre elles jugent que le radicalisme et l'action de revendiquer sont des moyens extrémistes utilisés pendant les années 1970 et qui ne s'adaptent pas à l'époque présente.

Le féminisme est exclusif aux femmes

Un grand nombre de jeunes femmes voient le féminisme comme un mouvement composé exclusivement de femmes et à cela, elles s'objectent fermement. Elles insistent sur la participation des hommes au sein du mouvement féministe et sur l'engagement de ceux-ci pour contrer le sexisme. Comme le dit une étudiante: «[Le sexisme], c'est un problème de société. Il faudrait que tout le monde puisse s'impliquer.»

Les femmes de moins de trente ans ont des façons de comprendre les rapports hommes-femmes qui diffèrent de celles des générations précédentes. Ce qui s'explique: le tissu social s'est modifié depuis le début du féminisme de la deuxième vague. Il faut également souligner le fait que la cohorte des 20 à 25 ans n'a pas eu à vivre la colère contre les hommes qu'ont exprimée les féministes au début du mouvement. Depuis les années 1960, les rôles traditionnels ont été remis en question, les mentalités se sont (en partie) transformées. Les jeunes femmes, du moins celles que j'ai interrogées, ont eu comme modèles ou partenaires des hommes qui étaient en accord avec des valeurs féministes.


L'approbation du féminisme

Les jeunes femmes réprouvent donc des idées et des pratiques qu'elles associent au féminisme. Mais parallèlement à cela, elles sont en accord avec certains autres éléments. En effet, pour un grand nombre de jeunes femmes, le féminisme sous-entend les concepts de droits des femmes, d'égalité, de choix et d'indépendance. Une réaction tout aussi commune que l'opposition au radicalisme sera d'associer le féminisme au principe d'égalité entre les sexes. Lorsqu'on développe la question du féminisme, même les étudiantes qui ont eu une première réaction négative s'accordent pour dire que «les féministes veulent l'égalité entre les hommes et les femmes». Pour elles, cela est une chose tout à fait justifiable, voire désirée. Le commentaire de Lisa, 21 ans, peut être révélateur des sentiments ambivalents que plusieurs jeunes femmes entretiennent à l'égard du féminisme:

Je me considère féministe jusqu'à un certain point. Je trouve qu'on devrait avoir l'égalité, mais on ne devrait pas pousser pour faire des affaires radicales.

Par ailleurs, toutes les étudiantes interrogées ont soulevé l'importance que les revendications féministes ont eue pour elles et pour l'ensemble de la société. Elles n'hésitent pas à souligner la part importante que le mouvement féministe a jouée dans la mise en vigueur d'améliorations sociales pendant les dernières décennies.

Au niveau personnel, les étudiantes disent que le féminisme a permis de surmonter les obstacles, d'acquérir une confiance en elles, d'être respectées en tant que femmes et de faire reconnaître leurs capacités. Elles acceptent la pensée féministe qui consiste à rejeter l'infériorisation des femmes, même si elles ne comprennent pas toujours comment cette infériorisation se manifeste.


Adopter des valeurs féministes

Plusieurs femmes de moins de trente ans hésitent à se dire féministes mais adhèrent à certains principes du mouvement. Effectivement, des valeurs prônées par le féminisme s'imbriquent dans leurs activités quotidiennes. Par exemple, les étudiantes perçoivent les femmes comme des êtres à part entière, tout comme elles désirent établir des rapports égalitaires avec les hommes. Même si elles connaissent peu les éléments du discours de l'idéologie féministe radicale (remise en question des institutions du mariage et de la famille), les étudiantes se sont approprié la liberté de se marier ou pas, d'avoir des enfants ou non. Rappelons qu'une des revendications féministes est de ne pas cantonner les femmes aux rôles traditionnels de mère et d'épouse et de leur permettre de faire des choix. En ce sens, le mouvement aura atteint un de ses objectifs: les jeunes femmes, du moins celles interrogées dans le cadre de ma recherche, se sentent autonomes et libres de déterminer leur vie.

Peut-on dire alors que les jeunes femmes sont féministes malgré ce qu'elles en disent?... À mon avis, on peut comprendre les raisons qui conduisent les jeunes femmes à refuser l'appellation «féministes». Certains éléments du féminisme, ou qu'elles associent au féminisme, les éloignent du mouvement - mais il faut aussi savoir ce que «se dire féministe» signifie.

Le mouvement féministe préconise un important changement social, soit la transformation ou l'élimination des mécanismes producteurs de l'oppression des femmes. De façon théorique, se dire féministe suppose qu'on a réfléchi sur la question et qu'on a pris position. Or, peu de jeunes femmes ont observé la place sociale qu'occupent les femmes. Cette question n'est pas nécessairement une de leurs priorités, elles sont suffisamment préoccupées par leurs études, leur travail, leur carrière, leurs relations amoureuses.

Dans la pratique, être féministe c'est avoir un intérêt pour les questions concernant directement les femmes. C'est aussi appuyer la transformation sociale que le mouvement sous-entend et assumer les responsabilités et les risques que cela implique: le risque d'être démarquée de l'ensemble des jeunes et de la population, le risque de se faire harceler, narguer, exclure et de faire l'objet de discrimination. Être féministe, donc, c'est adhérer à des valeurs, des principes; c'est s'opposer aux rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes; c'est dénoncer les manifestations de sexisme. Être féministe, ce n'est pas seulement croire dans l'égalité entre les sexes, mais c'est aussi faire quelque chose pour l'atteindre.


Le désengagement des jeunes femmes...
l'avenir du mouvement féministe

Quand on demande aux jeunes femmes si elles considèrent le féminisme nécessaire et, si oui, pourquoi, elles répondent qu'il reste du travail à faire. Elles précisent qu'il existe toujours des inégalités; que les femmes sont encore traitées comme inférieures. Alors qu'une étudiante n'a «pas peur que ça dégénère» si le féminisme venait à disparaître, une autre craint que la situation sociale des femmes pourrait se détériorer. Plusieurs d'entre elles reconnaissent donc que le féminisme est nécessaire aujourd'hui et qu'il le sera également demain.

Ainsi, les étudiantes voudraient que le mouvement féministe se poursuive, mais elles rejettent son approche. Elles aimeraient que le féminisme réoriente ses objectifs et ses activités. Elles proposent alors des stratégies qui, selon elles, correspondraient plus à la réalité des années 1990. Anne, 24 ans:


Le mouvement féministe a changé (depuis les années 1970) et devrait peut-être se réorienter. C'est sûr qu'il faut des extrémistes. Sauf que dans la société d'aujourd'hui, je me demande si ça vaut la peine d'être aussi extrémiste et s'il n'y aurait pas d'autres moyens d'arriver à ses fins. Peut-être plus de discussions, moins la revendication, plus les compromis.

En fait, si les jeunes femmes éprouvent la nécessité de redéfinir le féminisme, c'est pour l'adapter à leur réalité. Elles désirent intégrer, au sein même de la problématique féministe, les hommes, certes, mais aussi les jeunes et les femmes vivant une double discrimination (les femmes de culture minoritaire, les femmes ayant un handicap, etc.). Elles veulent qu'on reconnaisse les différences et la multiplicité des points de vue. Les participantes au forum des jeunes féministes qui a eu lieu à Lachute, en 1994, parlent d'offrir plusieurs images du féminisme.


Le mouvement féministe a joué une part importante dans la mise en vigueur d'améliorations sociales pendant les dernières décennies

Dans les années 1990, les jeunes femmes veulent choisir les principes auxquels elles adhèrent et puisent du féminisme ce qui leur plaît. Comme l'exprime l'une d'entre elles: «Je vais écouter ce que les féministes disent et je vais écouter d'autres choses.» Pour plusieurs, se dire féministe, c'est porter une étiquette et elles refusent cette association, tout comme elles refusent de brandir un drapeau. Les jeunes femmes veulent donc contrôler leur engagement politique et social. Ce faisant, elles s'éloignent du lien émotif et politique qu'entraîne une participation au sein du mouvement féministe.

Aux États-Unis, on observe la création du mouvement Third Wave, un mouvement féministe composé de jeunes femmes, qui comprend la participation des jeunes hommes et qui s'attaque aux différentes formes d'oppression: sexisme, racisme, pauvreté. En fait, un type de féminisme que les jeunes Québécoises et Canadiennes souhaitent voir.

Aussi longtemps que les femmes subiront des injustices, il y aura des jeunes femmes qui s'intéresseront au féminisme et à ses diverses formes d'expression. En effet, des femmes de moins de trente ans participent à des activités féministes: La rue, la nuit, femmes sans peur, la Marche des femmes contre la pauvreté, etc. Mais les jeunes militantes représentent toujours une faible proportion de leur groupe d'âge. Pour la majorité des jeunes femmes, les questions soulevées au sein du mouvement ne sont pas particulièrement stimulantes; le mode de fonctionnement non plus. Il importe alors de se demander jusqu'à quel point les jeunes femmes se sentent concernées par les activités et les revendications féministes des années 1990.

Il est possible que les positions des jeunes femmes dont on a étudié les propos se modifient avec le temps et les expériences de vie. Une expérience personnelle de sexisme, notamment sur le marché du travail, peut être un catalyseur pour le développement d'une conscience féministe. Je prétends toutefois que connaître les opinions des jeunes femmes permet d'entrevoir l'avenir du mouvement. Comment donc le mouvement féministe se poursuivra-t-il si les jeunes femmes, à l'heure actuelle, n'ont pas de conscience féministe? Que se passera-t-il lorsque les femmes qui militent au sein du mouvement aujourd'hui n'auront plus d'énergie à investir dans l'action politique? Le militantisme féministe, qu'il soit collectif ou personnel, disparaîtra-t-il?

C'est ici que les rapports entre générations au sein même du mouvement des femmes prennent toute leur importance. En effet, si les femmes déjà actives dans le mouvement s'inquiètent du désengagement des plus jeunes, elles devraient se préoccuper davantage des réalités et des besoins de ces dernières. M. A. Vevick, une jeune militante, décrit la nécessité d'une collaboration entre les «vieilles» féministes et leurs cadettes. Elle soulève l'importance d'accueillir les femmes qui désirent se joindre au mouvement et de les encourager dans leurs découvertes. (3)

Pour rejoindre les plus jeunes, il faudra aborder des questions qui les touchent et les informer par le moyen d'activités qui les intéressent. Afin de permettre aux femmes qui ne se sentent pas concernées par le discours et les actions féministes actuels de s'y intégrer, il faudra également être disposées à modifier le fonctionnement du mouvement. Ainsi, à moyen ou long terme, le mouvement féministe comme organisation politique et sociale devra subir des transformations qui lui seront sans doute bénéfiques.

Il est donc essentiel d'inviter les jeunes femmes aux réunions, aux rencontres, aux activités du mouvement des femmes. Il faut également leur permettre de s'exprimer et accorder une importance significative à leurs prises de position, même si elles ne coïncident pas toujours avec les principes préconisés par le féminisme de la deuxième vague.





* Le contenu de cet article est tiré du mémoire de maîtrise que Geneviève Guindon a déposé au Département de sociologie de l'Université de Montréal en janvier 1996 et qui a pour titre Les opinions et perceptions de jeunes femmes à l'égard du féminisme. Il a fait l'objet d'une présentation lors du colloque La jeunesse au carrefour: quelles perspectives pour l'avenir?, qui s'est tenu lors du Congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) à Trois-Rivières, les 12 et 13 mai 1997.




(1) KAMEN, Paula (1991), Feminist Fatale: Voices from the «Twentysometing» Generation Explore the Future of the «Women's Movement», New York, Donald I. Fine, p. 103.

(2) GODIN, Colette (1990), «Que pensent Danièle et ses copines. Le mouvement féministe et la relève» in Femmes d'action, vol. 19, no 3, p. 19.

(3) VEVICK, M.A. (1990), «Young Feminists Looking for Learning» in Women's Education des femmes, vol. 8, no 1, p. 25.
Ecrit par libertad, le Jeudi 12 Décembre 2002, 11:03 dans la rubrique Féminisme pour l'égalité.